Les poires européennes sont celles que nous connaissons le mieux en Amérique. Au Québec, on cultive peu la poire à l'échelle commerciale, le marché de la pomme étant plus présent.

 

La plupart des variétés disponibles à la Pépinière Bord-du-Lac sont parfaitement adaptées à notre climat.

 

Acheter une poire à l'épicerie est souvent décevant.

Les poires sont parfois pâteuses et elles mûrissent mal.

En général, cela est du à une cueillette trop hâtive ou à un mauvais entreposage.

 

Chaque variété de poires possède ses propres caractéristiques en ce qui concerne la maturité des fruits. Vous apprendrez rapidement à reconnaître le moment idéal pour cueillir les vôtres.

 

 

Nashi veux dire « poire » en Japonais. Croquante comme une pomme, ce fruit est injustement méconnu. Parlez-en au docteur Taylor, de Windmill Point Farm à l'Ile Perrot, qui la cultive de manière biologique depuis plus de 25 ans.

 

Champion toute catégorie en culture biologique, cet arbre superbe dépasse rarement les quatre mètres de hauteur et ne requiert aucun entretien.

 

Aujourd'hui, toutes les épiceries qui vendent ce fruit proposent des Nashis en provenance d'Asie, cherchez l'erreur ! Les Nashis du Québec sont tellement meilleures ! Alors ne vous fiez pas au goût de ces fruits importés, qui ont oublié une partie de leur saveur en chemin...

 

Les Nashis n'ont peut-être pas la subtilité des poires européennes, mais certains les préfèrent à ces dernières. Chose certaine, elles sont incroyablement rafraîchissantes et sucrées.

 

Bien entreposées, elles se conservent pendant plus de 6 mois. Contrairement aux poires européennes, elles doivent terminer leur maturation sur l’arbre pour développer tout leur sucre.

 

La variété Shinseiki est une des seules variétés autofertiles. Elle est aussi la meilleure pollinisatrice pour les autres Nashis. Ces poiriers ont aussi l’avantage de s’adapter à la mi-ombre.

 

Les variétés Shinseiki, Hosui, Chojuro et Nijisseiki seront en vente cet automne.

En Amérique, les pruniers européens ont été largement délaissés au profit des pruniers japonais, en raison de leur susceptibilité au nodule noir. Il est important de savoir quoi faire pour éviter ce fléau.

 

-Tout d’abord, il est important de planter l’arbre en plein soleil et de respecter un espacement de 3 mètres radial avec d’autres végétaux.

 

- Les pruniers n’aiment pas être taillés. Enlevez seulement les branches qui se touchent.

 

- Si vous voyez des nodules sur vos branches, coupez-les. Si la branche est trop importante, enlevez le nodule avec un couteau coupant et badigeonnez la plaie avec de la bouillie bordelaise.

 

- Le nodule noir est un chancre bactérien qui se multiplie en libérant des spores microscopiques dans l’air. Si vos voisins possèdent des pruniers européens affectés par le nodule noir, optez plutôt pour un prunier japonais.

 

- Ne laissez pas votre arbre produire trop de fruits.

 

Les pruniers européens sont parfois trop généreux. Sans éclaircissage, l’arbre s'affaiblira, il deviendra plus sensible aux maladies et aura beaucoup de difficultés à passer l’hiver. Il sera sujet à l’alternance (il ne produira pas tous les ans).

 

En général, les pruniers évoluent bien dans tous les types de sol. Ceux que vous trouverez au Verger Pépinière Bord-du-Lac sont rustiques jusqu’en zone 4.

Très populaires en Amérique, les pruniers japonais sont rustiques jusqu’en zone 3. Ils sont plus résistants aux maladies que les pruniers européens, mais vivent généralement moins longtemps, soit entre 25 et 35 ans. Ces prunes sont aussi sucrées mais leur peau a une touche d’acidité. À maturité, les arbres peuvent atteindre 6 mètres.

 

Les grosses prunes rouges que l’on retrouve à l’épicerie sont des japonaises, rarement bonnes car cueillies trop tôt pour résister au transport.

 

Les pommiers sont autostériles. Il faut au moins deux variétés pour récolter des fruits.

Le pommier est l'arbre fruitier le plus résistant au froid et le plus populaire au Québec.

Malheureusement, c'est aussi l’arbre le plus difficile à cultiver de manière biologique.

Seulement 2% de la production québécoise est biologique. Elle est l'oeuvre de fins connaisseurs et de passionnés en la matière :

 

Samuel Miniadakis. Verger Miniadakis : http://www.vergerbiologique.com

 

Stefan Sobkowiak. Les fermes miracle : https://sites.google.com/site/stefansobkowiak/

 

Alain et Louise Désilet. Verger aux 4 vents : http://www.verger-biologique.com/fr

 

Il est beaucoup plus facile pour un pomiculteur d’opter pour une pratique conventionnelle, comme à Rougemont par exemple, où les arbres sont arrosés de pesticides plus de 10 fois par année, pour contrer la tavelure, les insectes et les chenilles qui aimeraient bien manger ou pondre leurs œufs dans les fruits ou sur les feuilles.

 

Il est possible d'avoir des pommes parfaites même en agriculture bio, à condition d'appliquer certains traitements. La plupart d'entre nous se contenteront de pommes presque parfaites sans aucun traitement.

 

Les variétés de pommiers vendus à la Pépinière Bord-du-Lac ont une bonne résistance à la tavelure et sont les meilleurs candidats pour l'agriculture biologique. Pour cette raison, vous n'y trouverez pas de McIntosh ni de Cortland ou même d'Empire.

 

La plupart de nos pommiers sont semi-nains et ne dépasseront pas les 3 mètres à maturité. Vous trouverez plus d'information sur toutes ces questions à la pépinière.

Les photos ci-dessous illustrent bien un exemple à ne pas suivre. La moitié des prunes aurait dû être éclaircie sur ces branches, idéalement au mois de juin.